Illustration empruntée à l'album "Le bonhomme kamishibaï" d'Allen Say, L'Ecole Des Loisirs

Le kamishibaï est une sorte de castelet, dans lequel le conteur fait défiler les illustrations du récit. Cousin du théâtre
d'ombres ou de marionnettes, il permet au conteur de théâtraliser son récit
.
Le kamishibaï trouve son origine au Japon, "kami" se traduit par papier, "shibaï" par théâtre. Initialement, théâtre de rue,
il est inventé et se développe dans les années 1930; c'est alors une nouvelle forme de narration, héritière d'une longue
tradition de contes illustrés et de théâtre kabuki. Peu à peu, le kamishibaï japonais  va s'inspirer des intrigues populaires
du cinéma muet. Quand apparaît le cinéma parlant, les benshi (
narrateurs  pour films muets) vont se recycler en
marchands de friandises, transportant leur castelet sur leur bicyclette et racontant des histoires à épisodes pour
fidéliser
leur clientèle. Mais lorsque la télévision entre dans les foyers, le kamishibaï, sous cette forme,
tombe  en désuétude...

Récemment redécouvert en Occident, le kamishibaï  séduit en tout premier lieu les enseignants et les bibliothécaires:
c'est un moyen de lire le texte d'albums illustrés,  tout en montrant à un groupe élargi, les images contenues dans les
livres; au delà de cet aspect pratique, il s'est révélé être un outil pédagogique appréciable pour travailler le langage, écrit et oral.
Parallèlement, le kamishibaï est entré dans le champ du spectacle vivant. Sur scène, les conteurs sont cachés derrière les images qu'ils font défiler. Le jeune public concentre son attention sur l'illustration, les oreilles offertes au conteur.

Notre théâtre de carton

     

    












Site gratuit (aide) | Carte voeux | Spectacle | Boutique en ligne | Créer forum | faire-part naissance | Plan | Infos légales