Les faiseuses de spectacle
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Annie Mégé
Chanteuse, auteur, instrumentiste, mime
Licence de musicologie, diplôme de chant au conservatoire de Sète.
Au gré des aventures musicales, Annie Mégé est soliste avec choeur et orchestre, duettiste et percussionniste avec Andaleo, en trio avec Ticdê ou choriste dans l'ensemble Héliade... Auteur, arrangeur, elle a dirigé une création vocale et animé des ateliers vocaux. Passionnée à la fois par la vocalité et l'expression du corps, elle pratique le flamenco et le buto, art par lequel elle aborde le travail du mime. Intéressée par la transmission, elle intervient en école primaire et lycée et enseigne le chant en école de musique.
Depuis 2009, elle compose pour Orange de Mars. Elle propose une illustration sonore originale qu'elle interprète au fil du récit, en s'inspirant des modes et rythmes musicaux des pays évoqués. Incarnée dans un mime-musicien voyageant de part et d'autre du kamishibaï, elle alterne chants a cappella ou accompagnés, instruments et percussions.
« La création musicale découle du texte et de sa poésie, elle doit à la fois enrichir le rythme et la musicalité du conte, soutenir l'attention des enfants et proposer d'autres horizons : elle doit permettre au jeune public, voyageur immobile, de "voir du pays"...».
Dominique Tackx
Illustratrice, conteuse, manipulatrice d'ombres
Dominique Tackx est plasticienne. Après une maîtrise en histoire de l'art ayant pour sujet les rapports entre la peinture et l'écriture, elle est enseignante pour l'Education nationale. Depuis une dizaine d'années, elle se spécialise dans l'enseignement artistique en animant des ateliers d'art contemporain. Les rapports multiples qui unissent les textes aux images demeurent son sujet de prédilection.
« Par essence, en conférant à l'illustration une place royale, le kamishibaï convoque l'imaginaire et la réalité de l'enfance : il rend vivant le récit. Comme dans un livre animé, l'image conquiert grâce à lui mouvement et profondeur. Engagée sur ses rails, elle défile au rythme du conteur. Eclairée frontalement, elle donne à voir l'épaisseur et la sensualité des matières. Eclairée par derrière, elle acquiert la transparence où apparaissent les ombres.
Le kamishibaï est un champ d'expression et de liberté encore vierge, il permet un fascinant dialogue entre le visuel et le narratif, le texte et l'image, l'histoire et ses représentations. Au service du récit, il libère des évocations contenues implicitement dans le texte, révélant ainsi d'autres histoires et des points de vue jusqu'alors inaccessibles."